Revue de Presse

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REVUE DE PRESSE Commerce Equitable juin 2011 établie à l’occasion de la quinzaine de mai 2011.

N’hésitez pas à nous adresser des articles si vous les jugez pertinents et si vous souhaitez que nous les mettions en ligne.

Internotes.

La Croix 15 mai 2011  (extrait)

« Bizarrement, la flambée des cours des produits agricoles enregistrée ces derniers mois ne profite pas aux petits producteurs du Sud. Elle aurait même tendance à déstabiliser le système, qui connaît parallèlement son premier trou d’air en France. C’est à n’y rien comprendre. Dans les années 1990, quand le prix des produits agricoles était au plus bas, il fallait acheter « équitable » pour garantir un revenu décent aux petits paysans du Sud. « Les cours sur les marchés mondiaux ne permettent pas aux producteurs de vivre de leur travail », nous expliquait-on alors. Certes, mais aujourd’hui, les prix se sont envolés… Alors pourquoi les principaux acteurs de la filière tirent-ils donc à nouveau la sonnette d’alarme ? Pourquoi font-ils tous le même constat : l’augmentation des prix fragilise les fondements mêmes du commerce équitable ?

Pas si étonnant que ça au fond. Les cours des matières premières agricoles ont flambé à une vitesse et dans des proportions jamais vues. Le café, par exemple, est passé de 1,4 dollar (1 €) par livre en septembre dernier, à 2,96 dollars (2,1 €) cette semaine.

Également la tonne de fèves de cacao, qui se négociait en mars à New York autour de 3 666 dollars, le plus haut niveau depuis… 1979 ! »

Les « coyotes » ont fait leur réapparition

« Beaucoup plus inquiétant, avec la remontée des cours, les « coyotes » ont fait leur réapparition au bord des champs de café, de bananes ou de quinoa. Les coyotes, ce sont ces intermédiaires qui viennent acheter la récolte directement aux planteurs. Sans passer par les coopératives du commerce équitable.

Tous les moyens sont bons pour convaincre les producteurs de céder les récoltes. Le plus souvent, ils arrivent les bras chargés de caisses de bière ou même d’un peu d’argent.

Parfois, ils prêtent aussi des engrais ou dépannent d’un outil pour biner la terre.

Certains annoncent des prix élevés, beaucoup payent cash. Si bien qu’un nombre croissant de paysans se laisse convaincre, même parmi ceux qui se sont engagés à vendre une partie de leur récolte à une coopérative du commerce équitable.

Isidro Quishpe n´a jamais cédé aux sirènes des coyotes. Ce producteur de la région de Quillabamba, au Pérou, n’en comprend pas moins plusieurs de ses voisins qui n’ont pas résisté.

Pour marquer les esprits, Acopagro a récemment expulsé certains de ses membres qui ont cédé leur récolte aux coyotes. « Nous voulons faire comprendre aux autres les avantages à demeurer au sein de la coopérative », explique Oscar Diaz, l’un de ses responsables.

D’autant qu’en plus des coyotes, d’autres concurrents fragilisent les coopératives. À commencer par les filiales de multinationales, qui exportent de plus en plus de produits labellisés « équitable » vers les marchés du Nord. »

à suivre dans REVUE DE PRESSE Commerce Equitable juin 2011