La Bolivie, terre de contrastes…

La Bolivie est le pays le plus haut et sans doute le plus isolé
de toute l’Amérique du Sud. Sa superficie est de 1 098 580 km2
(544 000 pour la France métropolitaine). Il se divise en trois régions
distinctes avec d’Ouest en Est, la cordillère des Andes et l’Altiplano
(point culminant le Nevado Sajama à 6 542 m),
les vallées semi-tropicales « Yungas » (entre 1 000 et 3 000 m)
et les basses terres, face à l’Amazonie, qui représentent 70 %
du territoire. Les Yungas, mot quechua signifiant «Terres tièdes»,
désigne les vallées forestières d’Amérique du Sud qui s’étendent de l’Est
des montagnes andines du Pérou jusqu’au centre de la Bolivie.

La population était de 9,775 millions d’habitants en 2009.
Plus de la moitié de la population bolivienne est d’origine
indienne, notamment les nations Aymara (sur les hauteurs),
Quechua et Guarani. De façon générale, la culture et les traditions
indiennes sont toujours très présentes en Bolivie.

Si La Paz est la capitale administrative, Sucre est la capitale
constitutionnelle et du pouvoir judiciaire. La Bolivie, qui n’a pas
de façade maritime, tire ses principales ressources des mines
(or, argent, étain) de l’élevage et de l’agriculture. Le PIB par habitant
est d’environ 4 500 US $ (France = 35 000 US $).

Après des années de dictature, la Bolivie a, depuis décembre 2005, un président
d’origine indienne et issu du monde syndical. Evo Morales s’est fixé
comme objectif de développer l’indépendance économique du pays
en nationalisant le gaz et le pétrole et de défendre les intérêts
des minorités indiennes. Il a été réélu en décembre 2009.